L'amertume de la partie aller (94-70) devait servir de moteur à la motivation quimpéroise, ce vendredi soir, face à Poitiers. A 13 journées de la fin, devant gagner deux matchs de plus voir trois que Caen, Evreux et Rouen, pour passer devant le trio normand, ce match était une aubaine dans cette volonté de reconquête quimpéroise. Face à une double réception, ce soir, face à Poitiers, et mardi, face à La Rochelle, Quimper avait son plan de route. Les Poitevins aussi avec l'apport de la montagne, Narcisse N'Goy (2,14 m), le rapport de forces se jouait à l'intérieur. Les premières minutes indiquèrent le ton, avec un joueur absorbant tout l'espace ou le délivrant pour ses partenaires, les visiteurs apparaissaient capable de grapiller ce match. Quimper mettait ses rouages, avec le capitaine, Joel Awich, qui redressait la première barre du navire (17-18, 10'). Tenant encore la mesure sur la première période, les Béliers de Kemper avaient une première montée de pression (25-21, 12'), Poitiers avait néanmoins ce supplément de possibilités, avec son draxter, Marcus Hammond. A 41-43, à la mi-temps, la mission restait dans les cordes locales, mais celles-ci se pincaient pour se désaccorder subitement sur cette reprise de mi-temps. Poitiers jouait à l'unisson, avec son shooteur, Imanol Prot, ou le tonique Jordan Ratton. L'éclat était fait, et il faisait très mal à Quimper relégué à près de 20 points, rapidement, dans un troisième acte manqué (45-64, 27'). Sonné par cette soudaine accélération visiteuse, avec une adresse disparue, Quimper n'avait plus d'autres choix, que de réaliser une très grosse fin de match pour forcer un passage devenant de plus en plus exigü (51-69, 30').
Légende: En recul sur la seconde période, les Béliers de Kemper ont laissé filer Poitiers, à la reprise de mi-temps, sans plus les apercevoir par la suite.
L'honneur devait maintenant jouer pour a minima bien finir ce match, côté local. Ca prenait le bon chemin, avec un tir dans un angle difficile de Christopher Dauby, les Béliers de Kemper entrevoyaient une ouverture possible (60-73, 32'). Provoquant aussi un temps mort immédiat du coach adversaire, voulant à tout prix éteindre une furia locale, sur ce derniert acte, les visiteurs tissèrent leur fil d'Ariane, pour reposer leurs bases.

Quimper, dans un jeu décousu offensif, avait montré ses limites. Poitiers, sans être étincelant, avait montré une forme plus structurée dans leur basket. Déjà atteint par le triple succès de ses concurrents, sur la dernière journée, Quimper voyait la situation se corser un peu plus, dans les bas-fonds du classement de l'Elite 2, avec une nouvelle nette victoire d'Evreux, à Aix-Maurienne, et la victoire de Rouen sur Caen, dans le derby de la peur.
Plus que jamais dos au mur, les Béliers de Kemper devront impérativement passer l'obstacle de la Rochelle, ce mardi soir. L'urgence est maintenant clairement de mise pour les Quimpérois, 19ème, qui n'a plus que Caen (18ème), en horizon proche (72-82, 40').




