Le 02/09/2020

Bruno De Quelen: " Je dois beaucoup au FC Quimperlé pour la gestion de ces matchs"

Le Pleuvenois, Bruno De Quelen, 36 ans, est apparu au sommet de son art, ce dimanche, à Croas Spern. Rassurant pour tous ses partenaires, sachant cueillir les balles nécessaires en fin de match, quand les Paotred Dispount jouaient leur va-tout, enlevant des bouts des doigts, une frappe puissante de Jordan Herry en première mi-temps, le portier pleuvennois a dégagé une sérénité à toute épreuve, indiquant aussi à l'adversaire, qu'il fallait être très fort pour lui marquer un but. " La pression me galvanise. J'ai pris plus de maturité. La gestion de ces gros matchs, je le dois beaucoup au FC Quimperlé, lors de notre parcours en coupe de France. Je n'étais pas aussi relâché à l'époque, notamment dans notre match à Vignoc Hedé au 8ème tour. J'avais du stress, mais il ressortait plus négatif qu'aujourd'hui. Le FC Quimperlé m'a fait énormément progresser sur ce point, j'ai grandi, j'ai appris à me fabriquer une méthode qui me convient pour apporter le plus nécessaire à l'équipe. Je suis tombé au bon moment, à Quimperlé. J'ai joué en DH, un niveau peut-être supérieur à mes capacités, mais j'en ai profité à fond, avec toujours en tête, notre parcours historique en 32ème finale de la coupe de France", précise Bruno De Quelen, le portier de l'Amicale Ergué-Gabéric.

Bruno De Quelen a rendu une copie parfaite, ce dimanche, au 1er tour de la coupe de France.

Face à un adversaire plus fort, la performance du gardien de l'équipe outsider est forcément accrue. A 36 ans, Bruno De Quelen aborde ce type de match, en plein détachement et sérénité. " Sur notre entraînement de mercredi soir, j'éprouvais le besoin de me ressourcer en famille. Ca devenait même urgent. Je suis parti direct et nous sommes restés en famille, quatre jours dans un camping à proximité. Ca m'a fait un bien fou. A 11 h, ce dimanche, je suis revenu des vacances, mais dès le vendredi, je l'avais en tête ce match face aux Paotred Dispount".

En accord avec ses entraîneurs, Pierre Marchand et Martial Dufay, il se met aussi dans une bulle complète avant et à la mi-temps. " J'aime m'isoler du groupe à ce moment. Je vais dans une autre partie du vestiaire avec les gens du club. Je me mets volontairement à l'écart, je rentre progressivement dans le match, je fais le vide aussi de la première mi-temps. C'est devenu un rituel", précise Bruno De Quelen. Sans fausse note, du début à la fin, ses coéquipiers ne lui en voudront nullement, conscient qu'ils ont un sacré plus dans les buts de leur équipe.

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